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Parce qu’il existe en chaque femme une lumière qui ne demande qu’à revenir.
Souvent laissée de côté durant mon enfance, j’ai trouvé auprès des animaux une présence réconfortante et sincère. Ils ont été mes alliés les plus fidèles tout au long de mon enfance et de mon adolescence, et ont profondément contribué à faire de moi une femme ambitieuse, forte et déterminée.

Les animaux, et plus particulièrement les chevaux, ont transformé mes larmes en lumière. Au fil des années, j’ai croisé des chiens, des chats, des vaches et des chevaux que je n’oublierai jamais, tant leur présence a marqué ma vie. Je leur voue une profonde reconnaissance, car ce sont eux qui m’ont aidée à avancer lorsque je me sentais seule.
J’ai souvent l’habitude de dire que les animaux m’ont sauvé la vie. Là où j’aurais dû trouver du soutien et de la sécurité, je me suis trop souvent sentie mise à l’écart, ignorée ou incomprise par mes parents, ceux qui étaient pourtant censés être mes piliers pour grandir et m’épanouir sereinement. Auprès des animaux, j’ai découvert une forme d’amour sincère, silencieux et inconditionnel. C’est grâce à eux que j’ai appris à devenir plus forte, plus sensible et profondément déterminée.
J’ai connu différentes formes de violence. Mon corps a été abîmé, et mon estime de moi profondément fragilisée. Je me suis mise en danger, parce que je ne savais ni me respecter, ni reconnaître ce que mon cœur méritait réellement. Pendant longtemps, je me suis effacée pour ne pas déranger, pour ne pas avoir à être aimée, ni même regardée. Mon ego me protégeait comme il le pouvait, tandis que mon subconscient, lui, restait silencieux. À force de vivre ainsi, cette souffrance était devenue ma normalité.
Puis, l’année de mes 20 ans, quelque chose a changé. J’ai quitté un quotidien qui m’étouffait et j’ai rencontré celui qui allait transformer ma vie : mon premier cheval, Folklore.
Folklore m’a sortie de ma zone de confort. Grâce à lui, j’ai appris à renaître. Il m’a permis de faire des rencontres, de trouver ma place, d’appartenir enfin à un groupe. Avec lui, j’ai pleuré, ri, douté, échoué… puis recommencé encore et encore, jusqu’à réussir.
Il n’a pas seulement été un cheval dans ma vie ; il a été le point de départ de ma reconstruction.
Je n’ai pas poursuivi d’études après l’obtention de mon baccalauréat. J’ai choisi de commencer à travailler afin d’économiser et de réaliser mon rêve : avoir mon premier cheval et trouver ma voie.
Je n’ai pas été soutenue dans mon désir de travailler avec les animaux. Ma mère m’élevait seule et n’avait malheureusement pas les moyens de financer des études. Alors, j’ai travaillé dur pour payer mes formations moi-même et avancer, pas à pas, vers la vie qui me faisait profondément vibrer.
Comme souvent dans mon parcours, j’ai fait les choses dans le désordre, mais toujours avec le cœur. Je me suis entourée de chiens, d’un deuxième cheval, d’un lapin et de deux cochons d’Inde. Encore des êtres remplis de douceur qui m’ont guidée, chacun à leur manière, vers un chemin plus aligné avec moi-même.
Puis, en 2022, j’ai enfin trouvé la formation qui faisait sens pour moi : la médiation équine.
À cet instant, tout ce que j’avais vécu jusque-là a commencé à prendre une véritable direction.
Accompagner les autres est devenu une évidence. Pour moi, accompagner, c’est tendre la main à celles et ceux qui traversent l’obscurité afin de les aider à retrouver leur lumière. Je me suis toujours débrouillée seule, et je connais la violence des épreuves que la vie peut imposer.
Durant mon adolescence, je me prenais très souvent en photo dans la salle de bain. La photographie était déjà l’une de mes passions, mais elle représentait bien plus qu’un simple loisir. À travers l’objectif, j’essayais de poser un regard différent sur moi-même. J’avais besoin de me réapproprier mon image, de me valoriser et de reprendre confiance en moi. C’était aussi une manière de reprendre possession de mon corps, seule, à mon rythme.
En 2023 puis en 2026, j’ai eu recours à deux avortements. Deux épreuves marquantes, loin d’être sans conséquences émotionnelles. Je me suis sentie humiliée, incomprise et parfois jugée, autant par mon entourage que par certains membres du corps médical.
Pourtant, ces expériences ont profondément transformé ma vision de l’accompagnement et ont donné naissance à quelque chose de plus grand : l’envie de créer un espace bienveillant, humain et sécurisant pour les femmes traversant, elles aussi, des périodes de reconstruction.
Au début de l’année 2026, j’ai décidé de suivre une formation complète en photographie et en vidéo. Cette démarche avait pour objectif de renforcer la qualité de mon travail, d’affiner mes compétences et de donner encore plus de sens à ma manière d’accompagner les autres à travers l’image.
Aujourd’hui, mes métiers de médiatrice équine et de photographe sont une véritable révélation. Ils réunissent tout ce qui m’a aidée à me reconstruire : les animaux, l’émotion, le regard porté sur soi et l’expression de son histoire.
C’est grâce à ce parcours, avec ses blessures comme ses renaissances, qu’est né mon programme d’accompagnement pour les femmes en reconstruction : Renaissance.
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